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En commençant cette promenade arec vous, amis lecteurs, | ;nous supposons que le ciel est pur, qu’il ne fait ni trop chaud Ini trop froid, et qu’enlin vous êtes tous disposés à faire une Jlongue marche ; vous vous êtes recueillis dans les églises, vous .vous êtes assis dans les palais, les musées et les bibliothèques; *maintenant attendez-vous à vous fatiguer un peu : il y a loisde la place de la Bastille à la Madeleine , et c’est là un de nos |
moindres trajets. Si vous êtes priés, prenons pour point de dé *
part le boulevard Bourdon, qui ne s’anime que pour la foire gaux jambons dans la Semaine-Sainte ; jetons un coup d’œl Isur le Grenier-d’Abondance, et arrivons : |
PLACE DE LA BASTILLE , la Colonne de Juillet. — H |
est inutile de chercher sur la place de la Bastille la terrible for- |
teresse qui lui a donné son nom ; ses vieilles et sinistres mu- êrailles furent renversées le U juillet 1789. Aujourd’hui, surson emplacement, est cet espace large, animé, d’où la vues’étend au loin. Au milieu, s’élève la Colonne de Juillet dont 1*première pierre fut posée par Louis-Philippe , le 28 juillet 1831.
Ce monument, l’un des plus beaux de la capitale, repose surun massif circulaire entouré d’une grille; une porte pratiqué*dans ce massif conduit à des caveaux où sont placés les cer- 1cueils des combattants de Juillet 1830 et de Février 1818. L>Colonne porte en lettres d’or les noms des 615 combattanis deJuillet dont elle couvre les cendres. La statue placée sur sonfaite représente le Génie de la Liberté, fondu d’après le modèlede JI. Dumont : le Génie tient d’une main des tronçons de chaénés , de l’autre le flambeau de la civilisation. |
LE BOULEVARD BEAUMARCHAIS. — Le premier boulevard |que nous trouvons, en nousdirigeant vers la Madeleine , est le iboulevard Beaumarchais, appelé d’abord boulevard St-Antoine;mais Beaumarchais , dont l’hôtel était situé dans ce quartier,lui donna son nom. Ou remarque sur cette promenade la façade