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bureaux établis au Palais-Royal et dans ses en-virons. On y achète aussi pour leur valeur in-trinsèque les pièces altérées ; et l’on y échangeà toute heure les billets de la banque de France contre de l’argent, moyennant un lé-ger escompte.
Châteaux d'eau. Il y en a trois: le plusancien est un simple réservoir situé à l’Ob-servatoire, qui sert à la distribution des eauxd’Arcueil . Celui de la place du Palais-Royal,de sévère Ordonnance, recevait dans son bas-sin leseaùx de la Samaritaine, sans offrir au-dehors, ni une fontaine, ni des eaux jaillis—santes.Celui qui est surle boulevard St-Martinest le seul qui joigne à une utilité réelle, l’a-vantage d’orner le site qu’il occupe; il con-siste en une fontaine circulaire d’01'1 les eauxjaillissent à 2 mètres et demi au-dessus dusol. Son soubassement est composé de troissocles circulaires et concentriques, en saillieles uns sur les autres. Ces trois cuvettes, d’oùles eaux découlent de l’une dans l’autre, sontsurmontées d’une double coupe en fonte. Auniveau de la troisième cuvette , on a placéquatre socles carrés , dont chacun sert depiédestal à deux figures de lion accouplées,qui jettent de l’eau parla gueule.
Cimetières. Ces lieux où reposent nos pèresetnos amis, respectés des peuples anciens,révérés même chez les Mahométans, ne pré-sentèrent longtemps à Paris qu’un aspecthideux. Tandis que les gens vulgaires allaientseulement s’y ensevelir, on n’y voyait ni épi-