taphes , ni tombes, ni mausolées ; d’immensesfosses communes semblaient incessammentouvertes pour engloutir la génération présente,et porter à leur entour des émanations pu-trides qui, sans cesse causant desmaladies épi-démiques, menaçaient de punir les vivans deleur peu de respect pour la cendre des morts.Depuis que toute sépulture a été sévèrementproscrite dans les églises, les cimetières pla-\ cés à Mouceaux, Montmartre , Popincourt,'! Sainte-Catherine et Vaugirard, présentent à.
l’homme affligé un conp-d’œil plus consolant;,i des monumensy sont consacrés à la piété fi-liale, k l’amour conjugal, à la tendre amitié;des saules pleureurs et des cyprès ombragentles tombeaux; l’immortelle pare la tombe dei l’homme vertueux, des inscriptions perpé-tuent son souvenir. Un cimetière plus impo-sant est à Mont-Louis ; on y entre par le bou-levard extérieur de la barrière d’Aulnaÿ'; deuxpyramides sépulcrales eu décorent l’entrée fer-mée d’une grille; au centre est une chapelledestinée aux dernières cérémonies funèbres; detoutes parts s'élèvent des monumens de diffé-rentes formes, consacrés parla douleur aucourage, au génie , à la vertu ; les cendres deFourcroy , deDelille, de Grétry , y reposent.Combien , depuis peu d’années, il rappelle déjàde touchans souvenirs! Quelle étonnante réu-nion , dans lapoussière du tombeau,d’hommesde tous les pays , de toutes les religions, desopinions politiques les plus opposées I le Russes’y trouve près de l’Espagnol ; le juif et le lu-