83 MAISONS.
Il en est beaucoup de bâties en pierres detaille j les façades des autres sont revêtues deplâtre. On ne voit presque point de maisons encolombage , présenter leurs pignons aigus surla rue , bordés de chaque côté de gouttièresqui inondaient les passans en temps de pluieet dégradaient le pavé,offrirleurs façades per-cées à chaque étage de trois cioisécs ordinai-rement d’inégale grandeur, comme on enaperçoit encore quelques-unes dans la Cité.Rien n’est plus régulier que leurs façades ac-tuelles : toutes les fenêtres d’une égale hau-teur forment des lignes qui flattent l’œil ; leurdistribution est commode. Leur ameublement,proportionné à l’aisance de ceux qui les ha-bitent , est propre dans la classe industrieuse,élégant parmi les gens aisés, somptueux etd’une singulière recherche chez les riches.Desglaces ornent tous les salons , les meubles ensont superbes: partout on voit régner la pro-preté. Quelle différence entre ces habitationsagréables, et les sombres huttes sous lesquellesdemeuraient les Gaulois dans la Cité! Le journ’entrait dans ces tours construites en bois ,ou formées deterre, que parune ouvertnresu-périeure faite dans ud toit couvert de chaume,par lequel s’élevait en même temps la fuméed’un foyer placé au centre de ces demeures ;sur le pavé, de la paille ou des roseaux étendusservaient de lit j des armes e! des instrumensaratoires en formaient la seule parure. Com-bien le luxe s’est accru depuis le commence»meut du sixième siècle, où l’hotel de Sens ,