AVANT LA CAMl'AGNE DE L’EST.
U
tée ; le périmètre était trop restreint pour abriterune armée importante, pour gêner les communica-tions de l’Alsace ou Je la Lorraine avec la Comté,en un mot pour commander la « trouée de Ilelfort ».
A l’est, la citadelle (ou château) bâtie sur un rocherinaccessible cl faisant corps avec l’enceinte continueest enfermée dans trois enceintes concentriques, ré-putées imprenables. Au nord-est, les forts de laJustice et de la Miotte, à 1200 mètres de l’enceintecl à 500 mètres l’un de l'autre, sont construits surdes sommets inabordables et ont un grand comman-dement: des murs reliant entre eux les deux fortset chacun d’eux à l'enceinte forment le quadrilatèrefermé désigné sous le nom de camp retranché.
Cet ensemble constituait l’ancienne place. Sousl’empire, on construisit à l’ouest le fort des lianesà peu près terminé au moment de la guerre. Le gé-néral Doulrelaine, commandant le génie du 7° corps,avait décidé au mois d’août la construction d’ou-vrages sur la hauteur de Ilellevuc et sur les sommetsdes Perches qui dominent la place à 1200 ou1300 mètres de l’enceinte au sud et au sud-ouest.Ce n était d’ailleurs que le renouvellement de cequ avait lait le général Lecourbe dans sa glorieusedéfense de 1813. Mais le comité de défense de llel-lort, obéissant à ce sentiment général d’inertie et detimidité qui a si cruellement paralysé la défense na-tionale, nvail presque interrompu ces travaux lorsque(îambetta nomma, le 18 octobre, gouverneur de