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LUS DERNIERES CARTOUCHES.
celte division par des cavaliers, par des piétons, desestafettes, des espions; impossible de mettre la maindessus. Le payeur lui-même, qui avait à lui faire lasolde, alla jusqu’à Pierrefontaine et ne le trouva pas. »
La position capitale de ] il amont fut donc évacuéesans qu’aucune mesure eût été prise pour le relève-ment des troupes rappelées (1). (’<et incroyable désor-dre, ce laisser-aller coupable explique et justifiepresque des dépêches tristement incohérentes commecelle du colonel lioussonse trouvant isolé, le 24, sansavoir été prévenu :
« Colonel Bousson, Po/U-dc-Boule, à général divi-sion , Besançon. — Armée est partie au pas de coursecette nuit avec une célérité curieuse. On a aban-donné les corps sans vergogne. Les Prussiens ontrefait le pont de l’Isle, à notre barbe. On m’a or-donné de venir prendre position en avant de Pont-de-Hoide sur rive gauche. On ne m’a pas dit quelilamont. était abandonné; je suis arrivé après mar-che de nuit dérobée à l’ennemi. Tout le monde avaitdisparu. Je suis éreinté. Je suis ici avec 2 batail-lons. Prussiens derrière, Prussiens devant. Meshommes et moi sommes éreintés. J’ai envoyé mo-bilisés et artillerie h Crévisier. J’ai promis au géné-
(1) Le colonel de Vézet se mit en retraite sur llesançon sous pré-texte qu’il restait sans ordres — comme si ne pas recevoir l’ordrede s’en aller n’équivalait pas à recevoir l’ordre de rester! La négligence de Bressolles ne suffisait pas à justifier sa retraite.