AUTOUR DE BESANÇON. >0°
l’ontarlier fut décidée, ou pour être exact, Bourbakipersista dans sa décision antérieure. Les ordres demouvement furent aussitôt donnés.
A l’issue de ce conseil, Bourbaki s’empressa detélégraphier à Bordeaux ses plaintes, ses récrimina-tions, renouvelant sa tactique « du marché en main »,procédé subalterne, attristant chez un homme occu-pant un tel poste et chargé d’une telle mission.
« Besançon , 24 janvier 1871, 7 h. 50 s. GénéralBourbaki , Besançon , à Guerre Bordeaux. — Quandvous serez mieux informé, vous regretterez lereproche de lenteur que vous me faites. Les hommessont exténués de fatigue, les chevaux aussi, .le n’aijamais perdu une heure, ni pour aller, ni pourrevenir.
« Je viens de voir tous les commandants de corpsd’armée, ils sont d’avis que nous prenions les routesde Pontarlier ; c’est la seule direction que l’étatmoral et physique de nos troupes nous permette deprendre. Vous ne vous faites pas une idée des souf-frances que l’armée a endurées depuis le commence-ment de décembre. J’avais envoyé une division enchemin de fer pour s’emparer (1) de Quingey et Mou-chard, une autre à Busy, les deux commandées parle général Martineau. Elles se sont repliées (2). Pen-
Les disposi-tions pour laretraite.
(I) Expression inexacte : il ne s’agissait pas de prendre, maisseulement de conserver Quingey.
(2) Autre inexactitude : nous avons toujours gardé Busy.