CEUX QUI S’ÉCHAPPENT nu DÉSASTRE. 2S3
reuses épreuves. A trois heures de l’après-midi, onarrivait à la Çhapelle-des-Bois, et là le comman-dant de la brigade donna l’ordre de s’arrêter jus-qu’au lendemain 3 février. L’ennemi, cependant,était descendu en force à Saint-Laurent, et ses éclai-reurs se montraient aux environs de Morez, annon-çant l’arrivée d’un corps considérable dans cetteville. En conséquence, le 3 février, le commandantde la brigade se résolut à gravir le mont llisoux,afin d’aller coucher à Bois-d’Amont. Des douaniersservirent de guides et conduisirent la colonne par lessentiers suivis seulement par les préposés. Après desfatigues inouïes, rendues encore plus grandes parles rigueurs d’une saison exceptionnelle, on arrivaita Bois-d’Amonl à deux heures. Le même jour, lescavaliers ennemis venaient à la Chapelle-des-Bois etcherchaient à se renseigner sur notre nombre, surla route que nous suivions, dans le but de nouspoursuivre et de nous couper la retraite. Le 4 lé-vrier, à la pointe du jour, nous quittions Bois-d Amont et, laissant les Rousses à notre droite,nous venions gagner par un chemin de traverse lecol de la Faucille, pour entrer à sept heures du soirà Gex. Nous étions donc dans le département de1 Ain, et désormais couverts par l'armistice.
« Grâce à l’énergie électrisante du lieutenant-colonel commandement le 4° régiment de zouaves (1) ;
(1) Lieutenant-colonel Potyron de Boistleury.