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Les dernières cartouches (janvier 1871) : Villersexel - Héricourt - Pontarlier / Henri Genevois
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LES CAUSES UE LA CATASTROPHE.

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Rendant linvasion, Napoléon sentant mollir sesmaréchaux leur jette un cri éloquent, hommagedésespéré à la Révolution : « Reprenez vos hottesde 92 ! » Cétait facile à dire : mais la chaussurenallait plus à leur pied.

Ceux- seuls se sont retrouvés, Lien rares, quiavaient conservé dans une retraite fermée l 'espritcivique : tel Carnot redevenant à Anvers le soldat-citoyen du Comité de Salut public.

Ce beau cri nétait quun non-sens. En 1792, cenest précisément quaprès lélimination des chefslégués par le régime mort même des plus sincèresdans leur conversion,que, peu à peu, la poussée denouvelles couches a mis à la tète de la nation armée :Kléber, Iloche, Marceau, Ghampionnel et leur grandepléiade.

En 1871, si la France avait eu devant elle quelquesmois de plus, la sélection brutale des faits aurait,cette fois encore, produit les chefs nécessaires,comme lélimination dedAurelles de Paladines avait

sera absolument terminé. Combien de fois, au cours de cette cam-pagne, a-t-on pu croire que le dernier mol était dit! Nous avons euSedan. Nous avons eu Metz. Soudain, un facteur nouveau faisaitsurgir une situation nouvelle et remettait tout en question... »

Cette stupéfaction, cette colère, cette inquiétude de M. de Moltkene sont-elles pas le plus précieux témoignage pour notre génienational? Notre force et surtout notre volonté de résistance dépas-sent la compréhension de l'adversaire.

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