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HS

tous en conjure de conformité, vous déclarant pourtant quebien que je sois outré de colere, je conserve la docilité etla deférence qu’on doit à ses amis.

Les Allemands sont entré dans le Royaume. Si Dieu arésolu sa perte, tous les hommes ensemble ne sauroient 1 em-pêcher, mais dans le Cours naturel 18 Cornettes ne sont pasen état de conquérir des Provinces. M. le Maréchal d'Har-court à une Armée aussi nombreuse, que celle des ennemis:Sa Capacité vous est conûe ; je puis donc moralement partout esperer, que les ennemis se repentiront de leur audace,et que les maux que nos peuples vont soufrir ne seront passans remede : Mais que deviendront M. l’honneur et la répu-tation du Louable Corps Helvétique? Qu’auroient fait vosPeres en pareille occasion, et quelle raison pourra t’on avoirpour ne pas les imiter, sans se dégrader d’une réputation,qui a si fort distingué la Nation, du reste des parties del’Europe? Peut être me dirat’on que la desunion ne permetplus d’agir, qu’on renonce donc à des traittés, qu’on ne veutni ne peut executer De mon Coté je crois M. qu’il convientmieux au Roy de trier le bon grain d’avec le mauvais: Sicertains Cantons sont infidèles et perfides amis, ne vaut ilpas mieux comprendre au nombre des ennemis que de nour-rir pour ainsi dire des serpents dans son Sein? J’opine doncsauf votre meilleur avis, que les gens de l’ancienne rochemarquent tout le ressentiment convenable en pareil cas. S’ilssont suivis je ne douterai plus de la Reparation, car elle estentre vos mains. Si au contraire vous trouveres des senti-ments oposés aux Vôtres. Le Roy pourra prendre des me-sures avec vous pour votre sûreté et la sienne, et sans vouscommetre en rien vous établir un état certain, au lieu qu’ilest chancelant dans l’occurence présente, Vous le savés etsentes M. Je ne puis avant que de finir m’empecher de vous