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dire, jusqu’ou est allée l’indigue partialité de la Ville deBâle. Outre les Avis que ces Magistrats reçurent de moi le18. au matin, et ceux que Mess'*- les Députés leur donnèrent,ils apprirent encore le Dimanche 18 par des gens à eux,que les ennemis enteroient le 20 dans leur Territoire, bienloin d’avertir leur Voisins, ils laissèrent, l’endroit destiné pourle passage des Allemands dégarni de monde, les Guides seu-lement furent postés pour empecher qu’ils ne se fourvoyas-sent: Des Officiers de la Nation, qui servent dans les Villesfrontières etoient à leur Tête, entre autres le Colonel Burh-lin de Zurich, qui à eu le front de repasser après avoir faitcette Conduite. Je vous demande M. s’il y a quel que loy, quipermette à vos Sujets de vous faire un affront pareil : Si lesFrançois avoient tenu la même conduite, et qu’un Suisse leseut favorisés, il n’y auroit pas assés de bourreaux et depo-tences. Mais comme c’est en faveur des Allemands amis fidelesdu Corps Helvétique, on applaudira à la conduite de cesParticuliers: Si le même esprit de Bâle s’est comuniqué àd’autres Cantons, je sais qu’il y en a hors de tout soupçon.11 faut encore vous dire que le 20 au soir les passages desAllemands ne se publia dans Bâle, qu’apres que les Portesfurent fermées, quoique le Magistrat en fut bien intruit àl’avance. Le 8. Jourdain d’Huninguen qui se trouva à Bâle,demanda d'en sortir pour aller avertir à Huningue : le Magi-strat feignit de le permettre, mais les bourgeois qui gardoientla porte refusèrent de l’ouvrir: il demanda la permission dedesendre le Rhin, ce qui lui fût encore refusé : on craignoittrop qu’il n’arriva quelqu’inconvenient a ces chers alliés,qu’on voulut favoriser. Cependant les Portes furent ouvertesà minuit pour laisser entrer le S. Wononrouch (V0N Untvh)cy devant Comandant à Rhinfelden, on le regarde comme unAnge tutélaire, et ce qu’on lui dit etoit si mal concerté.