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faisait monter à six mille chevaux, qu’onleur avoit ordonné sévèrement de nepas faire le moindre dommage à nosgens, et que si contre toute attente on nesuivoit pas ponctuellement cet ordres onpromettent de réparer le dommage.

Et quoique sur cette proposition in-opinée , M. le Bourgmestre fit entendrea M. Vononrouch, que l'on ne v oui oitpas espérer de nôtre côté que les Alle-mands ou jmpériaux voulussent tenterune pareille entreprise, en égard quecela était directement contraire au traitéde Neutralité fait avec la Suisse enl’année 1702 que les cantons l’improu-veraient au dernier point et que celaattirerait toute sorte de conséquencespréjudiciables; il répondit, qu'il fallaitque ces troupes suivissent leur ordre,qu’elles étaient en marche et que la pluspart d’icelles avoient actuellement passénôtre territoire et se trouvoient dans lesterres de France, mais que 8. A. E.justifierait assez ce passage par unelettre qu’elle enverroit au premier jour.Cette réponse non attendue jetta M. leBourgmestre dans un grand étonnementil assembla aussitôt le conseil secret etcelui de la guerre, lequel ayant apprisune pareille entreprise si mal fondée,en a été d’autant plus consterné, qu’a-près avoir fait battre le tambour, ex-horté les bourgeois de se mettre sousles armes, fait allumer les feux, et donner

Quand il «erait vraiqu’il y aurait eu de fanégligence dans la garded’Huningue, ce n’e»t pa»à dire qu’on en puisjctirer aucune conséquencefavorable à la conduitede M. de Bâle.