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marche fût si secrète et si prompte quel’on en avoit eu ici aucune informationjusqu’à ce qu’elles furent présentes eteurent pour la pluspart passé nôtreterritoire; après l’avis du 8' Vonon-rouch. M" les officiers à Huninguenapprirent le lendemain lavitesse de cettemarche par un cavalier Allemand quifut pris, le quel leur dit que pour venirde Yillinguen à Ottmarthein, ils n’a voientmis que deux jours et une nuit, et quedans ces deux jours, ils avoient marché27 heures; C’est pourquoi la garnisond’Huningue a eu pareillement si peu deconnoissance de cette marche, qu’encoreque la garde Française à Bourgfeldenfut surprise par les Allemands, et quecelle de St. Louis proche d’Huningueayant seulement su cette marche leLendemain a cinq heures du matin, sefut sauvé ensuite, elle ne sa voit encoreapparemment rien de ces troupes quiavoient fait halte sur la hauteur prochede Bourgfelde, qui n’est qu’à un quartd’heure d'Huningue, puisque la garnisondonna seulement Mercredi matin entre6 et 7 un signal de trois coups de Ca-non ; ainsi l’on a raison de s’étonner dece que l’on nons veut reprocher de lapart de M" les Français, que cette marchedes Allemands nous avoit été connue,puisque les officiers qui avoient remisla lettre de S. E. M. l’Ambassadeur deFrance à nos chefs, avoient comme ils