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ennuyeuse, à laquelle ces détails m’entraineroyent, et ie merestreindray uniquement aux choses, que ie croiray absolu-ment pour luy donner une idée générale sur ce sujet.
Quoy que le Comté de Toqquenburg soit fort étendu, néant-moins il n’a coûté que i4,5oo fl. à celuy des Abbés de St.Gai, qui l’achéta, et cela parceque le dernier Comte deToqquenburg, aimant ses sujets, et se voyant sans enfans,leur accorda de si grands privilèges, qu’ils étoyent à beau-coup d’égards comme Peuples libres; ayans droit de s’allieret de faire des Combourgeoisies ou Landtedjt avec leurs voi-sins; Et le Prince s’étant même soumis tant pour luy quepour ses successeurs au jugement de ces mêmes voisins parrapport aux différons, qu’il auroit avec ses Sujets; Et ainsiles Abbés de St. Gai n’ayans acheté, et payé le Comté deToqquenburg que sur le pied, sur lequel il étoit alors, nepeuvent y prétendre legitimément que la possession des droits,qu’ils y ont achetés.
Une grande partie de ce Comté embrassa la reformationen même temps qu’elle s’établit dedans la partie de la Suisse,où on la suit; Comme tels ils eurent part dans les guerresde Religion, qui se firent en Suisse, et comme tels ils ontétés compris dans toutes les paix de Religion, qui se sontfaites.
Le C. Toqquenburg d’autre part est situé de telle manière,que le Canton de Zurich peut avoir, par son moyen, com-munication avec Glaris Réformé, avec les Grisons, et avecle Canton d’Appenzel, et cette communication seroit propre-ment entièrement détruite, si les vues, qu’a eu l’Abbé deSt. Gai, de renverser tous les privilèges de ces Peuples, demême que leur Religion, pouvoyent avoir lieu; si bien quela Suisse Réformée, qui est déjà assez mal à son aise, veule peu de confiance, qu’Elle peut avoir aux autres Cantons,