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seroyent à la disposition de cet Abbé, et que 8. M. I. lesoutiendrait en toute manière dans cette querelle.

J’estois, Monseig', allé un tour à ma Campagne pour yrégler quelques affaires de famille, lorsque l’on m’y a écritl’agitation, où l’on étoit sur ce sujet, et j’ay crû devoir venirau plutôt icy pour scavoir ce qui en étoit. J’ay trouvé,Monseig'’, que tout le monde faisoit des plaintes amèrescontre cette conduite du Comte de Trautmansdorff. Est-celà, dit-on icy généralement, le prix de tout ce que nousavons fait jusques a présent pour 8. M. I.; et dont M'’ leComte de Trautmansdorff a été témoin? Nous nous sommesd’abord brouillés avec la France, ayant refusé de reconnoitrele Duc d’Anjou pour Boy d’Espagne, et par ce refus nousavons perdu annuellement pour 70 m. Ecus de Sel, que la Francenous payoit à compte de vieux arrérages, qui courrent ris-que d’être entièrement perdus. Nous avons dépensé plus de70 autres mille Ecus par les troupes, que nous avons em-ployées pour veiller à la deffence des villes forestières. Lesresolutions, que nous avons prises en faveur de Lindau etdes autres villes, qui bordent le Lac de Constance, et dontaucune menace ne nous a pû détourner, les ont sauvées.Nous avons constamment refusé de garantir nôtre voisinagedu côté de l’Empire, en entrant dans un traitté de neutra-lité, qui nous étoit alors proposé, et que l’Evêque de Con-stance, de même que tous les Etats de la Suabe, qui sontvoisins à la Suisse, négotioyent; Et par ce constant refus nousavons détourné une neutralité, qui se serait communiquéedans tout le Cercle de Suabe, et vraisemblablement aussidans celuy de Franconie. Avec combien de force, et aveccombien de véhémence n’avons nous pas taché de détournerles Cantons Catholiques du Capitulât du Milanez avec le Duc