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Catholiques, et à la fin il vaut mieux, que nous nous expo-sions aux périls plus éloignés qu’entraineroit notre confianceen la France, que de demeurer dans l’état périlleux, où noussommes présentement, brouillés avec Elle, avec les CantonsCatholiques et la Cour Impériale soutenant ces derniers.

Je croy, qu’ils envoyèrent cette sepmaine icv une députa-tion à M'' le Comte de Trautmansdorff, pour lui parler surcette matière, et cela non pas qu’ils éspèrent que cela pro-duise de l’effet; mais pareequ’ils croyent, que son caractèrede Représentant de 8. M. I. exige de leur part cette dé-marche, et s’ils n’ont pas satisfaction de luy, ils paroissentrésolus d’en écrire à S. M I. Ils en ont aussi parlés auxMinistres d’Angleterre et de Prusse, qui sans cela sont déjàtrès mécontens, et prévenus contre M'~ le Comte de Traut-mansdorff sur la conduite, qu’il a tenu à l’égard de l’affairede Neufchâtel. J’ay déjà alors très humblement informé V.À. 8. que bien loin que M r le Comte de Trautmansdorff eût(en conformité des intérêts de la Cause Commune et deceux du Canton de Berne) tâché de l’encourager à faireferme contre la France, il n’a fait que des démarches pro-pres à l’intimider, et a même dit publiquement aux CantonsCatholiques les démarches, que les Députés de Berne avoyentsouhaitté de luy, pour causer quelques inquiétudes aux ditsCantons Catholiques, qui sollicitoyent la France à entrerdans l’affaire de Neufchâtel.

J’avoüe, Monseigneur! que l’Abbé de St. Gai a assez bienfait par rapport aux affaires publiques pendant tout le coursde cette guerre ; et quoyque sa situation ne luy permit guèrede faire autrement, néantmoins il est toujours vray, qu’ilseroit à souhaitter qu’on pût le tirer d’affaire, entant quecela se pourvoit pratiquer sans perdre toute la confiance desCantons Réformés, et sans les obliger de changer entière-