Band 
Zweiter Band.
Seite
155
JPEG-Download
 

155

ment de conduite et de système. Mais en vérité, Monseig-neur, si tout ce que l’on dit de la conduite de M' le Comtede Trautmansdorff dans cette affaire est vray, il joiie unjeu à renverser absolument et pour toujours les intérêts de8. M. I. en Suisse; car il ne doit pas croire d’attacher parlà les Cantons Catholiques à S. M. I. Ne sçait on pas, etn’a-t-on pas expérimenté, combien ces gens là étoyent dé-voilés à la France? et qu’Elle aura toujours sur eux un as-cendant absolu, surtout tandis qu’Elle sera unie comme elleest avec la Cour de Rome, et quelle en aura le concours,et tandis encore qu’elle leur fournira plus d’argent quenous, ce que vraysemblablement Elle fera encore longtemps, et Monseig' ; nous ne gagnerons jamais rien avec euxque des paroles et des illusions; mais l’on perdra pour tou-jours la Suisse Réformée, de laquelle on a assurément sujetde se louer, et ce que la France n’a pas scû faire ni parses menaces, ni par son argent, ni par ses intrigues, M 1 ' leComte de Trautmansdorff le fera infailliblement par sonpeu de ménagement, en cas qu’on n’y rémedie pas de lapart de la Cour.

Les François demeurent pendant tout cela extrêmementcois ; lis se contentent de tirer les conséquences les plusmalignes de la conduite de M'' le Comte de Trautmansdorff,sans du reste paroitre se mêler en aucune manière danscette affaire du Toqquenburg; mai ie ne doute point, qu’ilsne soyeut d’accord avec les principaux des Cantons Catho-liques, qui tâchent de faite avancer de plus en plus Mous’le Comte de Trautmansdorff dans le chemin, qu’il prend,pour aliéner absolument les Cantons Réformés des interetsde l’Empereur, et cela fait il dépendra de la France d’ac-commoder cette affaire quand elle voudra, et même Ellefera aux dépens de 1’A.bbë, si les Cantons Réformés s’adres-