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fâcheuses, et que l’on n’avoit point prevües, et alors on estembarassé à en sortir. V- A. S. se daignera bien souvenir dece qu’Elle m’a Elle-même fait l’honneur de me dire, commepar la précipitation d’une personne on s’engagea dans l’affairede Munster, de laquelle on a eû tant de peine de se tirer.
domine ie sçay, que l’on ne veut rien ôter a l’Abbé deSt. Gai de ses revenus dans le Toqquenburg, et qu’on ne de-mande qu’à établir la senreté des Peuples, sans leur vouloirrien attribuer de ce qui ne leur appartient pas incontestablement. Est ce Monseig' que le meilleur parti, que l’on au-roit à prendre là dedans, ne consisteroit pas de faire sçavoirà l'Abbé, que sa M. I. souhaitte fortement, qu’il s’accommodeà des conditions raisonnables avec les Cantons de Zurich etde Berne, et s’il ne le fait pas, il ne doit compter sur au-cun concours de la part de l’Empire. J’ose asseurer VôtreAltesse Sérénissime, qne si l’Abbé veut agir sincèrement, onajustera cette affaire de telle manière, qu’il aura lieu d’êtreavec quelque raison content, et plus qu’il ne le sera jamaispar aucune autre voye. On n’auroit alors point besoin d’im-pliquer là dedans les droits de l’Empire, qui excitent tantde défiance, l’union de 8. M. I. avec les Cantons Réformésse rétabliroit de plus en plus, et toutes les espérances, queles François fondent sur cette affaire, s’évanouiroyent ; 11seroit en ce cas seulement nécéssaire d’avoir quelqu'un, pourqui les Cantons Réformés n’eussent aucune défiance, quitravaillât à cette affaire. Je continue à me recommandertrès humblement à la haute protection de V. A 8. et j’ayl’honneur d’être avec un profond respect.
Monseigneur!
De V. A. 8.
Vôtre etc.