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Zweiter Band.
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mais inutilement auries vous recours à (les Alliances nouvel-les et éloignées, qui pourvoient bien etre prejudiciables àvos anciens Amis, mais dont vous ne retireries jamais, qu’unavantage imaginaire.

Tant que vous vous tiendrés etroittement unis, vous n’avésbesoin de personne: au Heu, que si la division prennoit unefois racine parmi vous, toutes les Alliances du monde, nepourvoient supléer à la perte de la seule defïense, qui vousrend invincibles.

Reprennes donc M. 8. votre premier esprit, cet espritd’union, de franchise, et d’equité, dont vos ancêtres vousont laissé l’exemple, et dont vous avés donné en tant d’oc-cassions de si glorieuses marques. Songes que la justice etla paix sont les plus solides fondaments de la durée des Etats,et que c’est par là que vous vous etes acquis la réputationet la puissance dont vous jouisses. L’amitié du Roy monMaître l’interesse à leur durée, et les ordres les plus fre-quentes que je reçoive de sa Majesté sont de vous renou-veller les témoignages de la sincere affection qu’Elle porteà votre illustre Corps.

Ces sentiments redoublent le zele, que le Devoir et l’in-clination m’ont toujours inspiré pour votre Gloire, et jem'estimer ois heureux, si je pouvois y contribuer par mesconseils par mes soins, et par tous les Services qu’exigede moi le Ministère, que j’ai l’honneur de remplir auprèsd’une si louable et si sage Republique.

A Bade le 8. Juillet 1711.

Signé le Comte du Luc.