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tenir auprès tle vous la place de Ministres de paix, au lieude songer à reunir les esprits par la douceur, s’efforcent deles aigrir par la Violence, et oubliant la bienséance de leurétat et le respect dû, à la Souverainité, essaient d’allumerpar des Discours emportés et séditieux le flambeau d’uneguerre, qui leur est toujours indifferente, lorsque les étin-celles ne vont point jusqu’à eux.
Tel est M. 8. l’exces de confiance, où vos contrariétés in-térieures purent porter les etrangers, et vos Sujets mêmescar vous vous flatteries en vain, que les maximes de vosprecedeurs seront respectés des particuliers, quand vousserés les premiers à les oublier : et quel homme dans letems de vos Te res auroit eu l’audace, étant né leur sujet deconduire lui même au travers de vos terres une Arméeétrangère pour la faire passer dans le pays de vos plus an-ciens Amis, et de vos plus fideles Alliés ?
Auroient ils souffert que leur territoire eut été violécontre la foy des trait!és, et tel attentat seroit-il sorti de lamémoire d’une Nation, qui jusqu’ici n’a pas été moins ca-ractérisée par la bonne foy, que par la valeur. C’est cepen-dant ce que nous avons vû: l’enterprise des etrangers estdemeurée impunie : l’audace du compatriote n’a point été re-primée, et vos Alliés jusqu’à présent n’ont reçu aucuneSatisfaction. Souffrés ce foible reproche dicté par la Déli-catesse d’une Amitié blessée, plustôt que par le ressentiment.
Je vous repette M. 8. les principes de votre sûreté sonten vous même: la Nature à fait de votre Etat une barrière,qui rend cette sûreté necessaire à celle de tous vos Voysins.
Il vous sera toujours aisé de reprimer les entreprisesde ceux, qui attachés à un corps etranger, et à des intérêtsdifferents des vôtres, se servent de votre Alliance pours’attribuer parmi vous une puissance, que vous appartient,