Je ne vient point, au nom du Roy mon mailre vous de-mander de nouveaux Secours pour résister aux Ennemis desa Courronnc. Si les hommes seuls pouvoient décider duSort des hommes la Monarchie n’auroit jamais eû besoinque de ses propres forces, les bras du Grand Monarque quiles gouverne auroient suffis pour nous garantir de toutteSorte de malheurs, mais ceux que nous vennons de ressentirpar la mort de trois Princes qui faisoient la consolation deSa Majesté, la Constance de ses alliés et le bonheur de sessujets prouvent assés qu’une puissance supérieure nous agite,sans nous consulter, cependant la Santé du Roy, son courage,sa sagesse et sa piété font esperer que la Majesté divineregardera la France d’un Oeil favorable et lui conservera sonancienne splendeur.
Aussi M. 8. celui qui Vous parle bien loin de craindrel’avenir, est rempli de Confiance et se persuade a plus justetitre qu’une Nation arrogante a qui il semble que tout estfait pour elle jusques aux paroles de Dieu même, que lesportes de l’Enfer ne prévaudront point snr la bonne Cause.Il faut donc M. S. Vous exposer les motifs qui m’amenentvers Vous affinque, si mes conseils jusqu’à présent ne vousavoient point paru conformes a Vos véritables Interets. Jepuisse les rcctiffier sur vos idées, pareeque 8. M. desiretoujours que mes démarchés n’ayent en vue que Votre pros-périté. 8 er oit il possible M. 8. que je me fusse trompé enVous disant que la parfaite union des louables Cantons estla pierre fondamentale de votre Conservation. Je n’ai pume persuader encore que la Politique moderne fut capabled’imaginer quelque autre chose qui méritât d’obtenir la pré-férence.
Toute l’Europe sait que la Valeur de vos Ayeulx a eû lapremière part a votre liberté, mais elle n’auroit tenté qu’inu-