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tilement votre délivrance, si les louables Cantons avoientsongé a mettre entre eux une diflérance d'interets. Votreennemi commun habile a profiter des moindres conjecturesn’auroit pas manqué, de vous désunir, et peut etre compte-roit il aujourd’hui vos ancêtres parmi les peuples inquiets quiont porté la peine de leur infidélité par un Châtiment du ala félonie.
Sériés vous plus en sûreté maintenant si vos discordesintestines ne finissoient bientôt? pouvés vous croire que desimples traittés soyent capable de vous mettre a Couvert desEntreprises d’une maison qui par touttes ses démarchés vousprouve aujourdhui plus que jamais, qu’elle ne cherche qu’afaire revivre sur vous ses plus injustes prétentions.
Pensés vous que des puissances éloignées, qui n’ont riena craindre de votre abaissement ni rien a esperer de votreélévation, voudroient dans les Suittes rentrer en guerrepour des Interets détachés des leurs, et exposer leurs payspour garantir le votre? Non M. 8. ces hommes instruits dansla saine Politique savent que les alliances ne subsistent quepar le besoin réciproque, et ne sont constam* sûres qu’autantque les parties y trouvent un avantage.
Je vous l’ai déjà dit M. 8. et je ne puis trop vous le ré-péter, vous n’avés d’Ennemis véritablement redoutables, quevous mêmes. Voulés vous voir cesser vos craintes, faitesCesser Yos divisions. Il paroit jusqu’ici que le different duTogguenbourg en est la principale cauS3, chacun croit avoirraison, nul ne doute que la justice ne soit de son coté, etdans cette situation on pense, on agit avec une entière sui-vité au grand Etonnement de ceux qui regardent les chosessans partialité et sans passion.
Votre Alliance M. 8. pourra-t-elle se maintenir si ce diffe-rent subsiste toujours et que pour le terminer, vous trouviés