bon d’y faire entrer les Etrangers, quand même contre vrais-emblance une des parties parviendront a faire inserrer, cetarticle dans la paix generale qui se traitte. Celle en faveurde qui la question seront décidée, auroit elle lieu d’etretranquille, et pouvés tous penser que tout ce qui se réglerahors de chés vous et par des voyes obliques puisse etre dedurée, il faut que la justice soit le premier motif de Vos
déterminations, et il faut de plus qu’elles se prennent par
vous et parmi vous. Nayés donc point recours M. 8. a desremedes qui au lieu de guérir vos maux ne feroient que lesaugmenter, jettes les yeux sur des personnes d’une Capacitéet d’une droiture si fort reconnus, qu’elles puissent jugerdans leur propre cause. Vous sériés a plaindre si dansl’etendue de vos Etats, il ne se recontroit pas un petit nom-bre de gens de bien, c’est à vous a les choisir tels, une foisque Vous y serés parvenus qu’on les intruise, exigés qu’ils
n’ecoutent que le bon droit, chargés en leur consience et
quelle que puisse etre leur decision, déterminés vous enfina la faire observer religieusement. C’est M. 8. le Conseil queS. M. vous donne par ma bouche, je souhaite qu'il ait unmeilleur sort que ceux que Vous avés déjà reçues de mapart sur le même sujet, faites, je Vous prie, des serieusesreflexions sur ce que je vous représente. S'il paroit ensuitteau Roy mon maître que ce soit un bien pour vous de romprele noeud qui vous lie et que de nouvelles unions doiventaccroître la félicité du Corps helvétique, allors M. 8. l’Am-bassadeur de 8. M. laissera le champ libre aux Ministres quisement parmi vous la discorde et la Zizanie, mais avant quecela arrive il faut que Vous persuadiés le plus sage de toutsles Potentats et au plus fidelle de touts vos alliés que votrebonheur et celui de vos neveux consiste dans votre desunionet dans votre complaisance pour la passion particulière de