27 »
LV1.
Rede des Grafen dü Lüc bei Anlaß der Vorlesung deSReversbriefes an dem Tag zu Solothurn.
Den 9. Mai 1713.
Au» dem Protokoll der BundEagsatzung im Staatsarchiv zu Solothurn.
Magnifiques Seigneurs.
Dans les differentes fonctions que j’ai exercées jusqu’iciauprès de Vous, ma plus sensible joie a toujours esté de voirvos soins concourir avec ceux du Roy mon Maistre au rétablis-sement de vostre union, et à l’affermissement de vostre liberté.
Des veües aussi legitimes, une aplication aussi glorieuseque la vostre, ne pourroient manquer d’attirer sur vous lesassistances du Ciel, Il a secondé vos travaux: il a béni vostrezèle: et ses recompenses éclatent enfin dans la consommationdu saint ouvrage que vous venez d’achever.
N’en doutons point, Magnifiques Seigneurs, ce concertunanime des Puissances que vous représentés, cette heureuseharmonie des Peuples qui les composent, et cette religieuseardeur des Chefs qui les gouvernent, ne peuvent estre attri-bués à la seule sagesse humaine. Il n’appartient qu’à la maindu Tout Puissant de former un accord si rare parmi leshommes. C’est le don le plus précieux de sa providence, etle gage le plus infaillible de ses faveurs.
C’est donc à cette Puissance suprême que j'adresse ici lesjustes louanges que je viens donner à la prudence, au zèle,et à la pieté éclairée que vous avés fait paroistre dans toutle cours de cette heureuse négociation. J’admire dans leprincipe mesme, de toute vertu, les vertus dont je fais l’élogeen vous; et mes applaudissemens n’ont point icy d’autre ob-