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GENÈVE.
frable comme son écriture d’empereur, est rédi-gée d’une manière très-commune et ne laisse guèredeviner le grand homme ; elle est relative à l’ac-quisition de quelques histoires de nie de Corse etdes prétendus Mémoires de madame de Warens elde Claude Anet, pour faire suite aux Confessions deJ.-J. Rousseau (1). « J’entendt votre réponse,« écrit Bonaparte, pour vous envoyer l’argent à« quoi cela montera. » Il invite M. Barde à luiadresser sa réponse à M. de Buonaparle , officierd’artillerie au régiment de La Fère, en garnison àValence. Malgré le peu d’intérêt de cette pièce, ilest impossible de ne pas ressentir quelque émotionen voyant obscurément exposée dans un coin d’uneboutique de librairie, et portant les marques deson ancien classement parmi d’autres lettres decommerce, cette lettre dont les caractères furenttracés par une main si puissante, qui devait un jourdonner tant d’autres signatures et si diverses,depuis ces traités dictés dans les capitales de l’Eu-
(1) Ces mémoires venaient de paraître à Chambéry, les pre-miers sont l’ouvrage de M. Doppet, alors médecin, depuismédiocre général remplacé au siège de Toulon par Dugoinmicr,auteur de Mémoires politiques et militaires , et mort en 1800;les seconds, de son frère l’avocat.