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rope, jusqu’àl’abdication acceptée à Fontainebleauet au testament de Sainte-Hélène.
Le séjour de Bonaparte à Valence est le sujetd’une fort jolie anecdote racontée dans les Mémoi-res d’un contemporain (1). Lors du voyage d’Er-furth, Napoléon, ayant à sa table l’empereurAlexandre et les princes de la confédération duRhin, releva une erreur de date du prince Primaisur la bulle d’or. « Quand j’étais simple lieutenant« en second d’artillerie, » dit-il en commençant saphrase ; et sur le mouvement d'intérêt et de sur-prise qu’il remarqua de la part des convives :« Quand j’avais l’honneur, reprit-il en souriant,« d’être simple lieutenant en second d’artillerie,« je restai trois années en garnison à Valence.« J’aimais peu le monde et vivais très-retiré. Un« hasard heureux m’avait logé près d’un libraire...« j’ai lu et relu sa bibliothèque pendant ces trois« années de garnison, et n’ai rien oublié. » Sil’on se rappelle les divers jugements littéraires deBonaparte, ses lettres, ses proclamations, on seraittenté de croire, au contraire, que, sauf la chrono-logie, sa mémoire lui a été plutôt funeste, car il
(1) Mémoires Je M, Je Bausset, t. !, 324.