son bibliothécaire, l’Emile formellement exclu,tandis que j’ai remarqué, sur un de ses cataloguesde voyage, les Lettres à Emilie sur la Mythologie ,et les poëmes en prose de Florian; à la section despoètes épiques du plan de cette même bibliothèqueportative, Napoléon avait indiqué Lucain et laHenriade sans songer à Virgile, au Camoëns et àMilton. Les contes et les romans de Marmontelsont au nombre des ouvrages qu’il emportait enOrient, et dont il avait lui-même rédigé le cata-logue (1). Rousseau ne lui était pas moins antipa-thique que Voltaire. Lors de son passage à Genèveen 1800, et de ses politesses faites aux Genevois,après s’être informé complaisamment de Saussure,de Bonnet, de Senebier, il ne dit rien de Jean-Jacques. On a reproché éloquemment à Bonaparteson goût de la basse littérature, mais il lui venaitde ses premières accointances de révolution, etc’est en vain que le sens droit dont il était douélui fit tenter de s’en défaire.
(I) Mémoires de M. de Bourrienne , t. II, p. 150 et suivantes.H. <le bourrienne parait toutefois avoir jugé trop sévèrementon ami d’enfance lorsqu’il dit : « Je n’ai jamais connu un« homme plus insensible à la belle poésie et à la belle prose.k Les plus beaux ouvrages de notre littérature n’étaient pouro lui qu‘uu arrangement de mots sonores, vides de sens, qui,« selon lui, ne frappaient que l’oreille, n