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FERNEY.
des mains de Voltaire : le tonnerre tomba dessusen 1824; l’arbre a l’air couronné, car les tracesde la foudre subsistent encore. Ce parc, quoiqueplat, offre de nouvelles allées bien plantées, d’unaspect agréable, et qui forment un vrai contrasteavec les débris si peu imposants du château (1).
Il existe à Ferney un vieux jardinier qui a vuVoltaire; il en parle d’une manière intéressanteet sans le charlatanisme ordinaire à cette sorte decontemporains. Il conserve chez luiun morceau dela robe de chambre de Voltaire, son bonnet de soieblanche à fleurs d’or, et son grand bâton de buis.Lorsqu’il s’appuie sur celui-ci, ce bonhommereprésente d’une manière très-naturelle quelquesscènes de la vie de Voltaire, ses fureurs domesti-ques, les peurs qu’il aimait à faire aux petits gar-çons qu’il rencontrait sur son chemin, etc. Voltaireétait constamment appelé monseigneur, il eûttrouvé très-mauvais que ses gens ou ses vassaux ymanquassent; tous les jours il faisait sa promenadedans un carrosse à quatre chevaux. Malgré les
(1) Ferney est revenu à la famille Budé, de laquelle Yollairel'avait acheté; il appartient aujourd'hui à M. Budé de Boisy,descendant du célèbre Guillaume Budé dont, la veuve et unepartie de ses enfanls s'étaient retirés à Genève et faits calviniste».