LAUSANNE.
réunion do guinguettes dans lesquelles se boiraittout le vin des nombreux vignobles environnants,tant les maisons, les jardins, les terrasses, sontmêlés au hasard et forment une sorte de labyrin-the qu’il faut perpétuellement monter ou descen-dre. L’entrée des maisons est particulièrementhideuse. Quand on songe à l’aisance générale dece pays et aux personnes distinguées qui habitentLausanne, il est impossible qu’il n’y ait pas danscet excès de négligence un peu de manie.
La cathédrale, commencée en i 000 et termi-née en 1575, le château, ancien palais des évêqueset des baillis, après bientôt trois siècles de protes-tantisme et de république, ont conservé leur aspectcatholique et savoyard. Les restes d’un grandnombre de rois, de reines, de princes, de sei-gneurs , d’évêques et de prélats, remplissent lacathédrale : là est enterré Amé VIII, premier ducde Savoie, et pape momentané sous le nom deFélix V ; double souveraineté qu’il abdiqua, et qui,par le lieu actuel de sa sépulture, semble avoirporté sa bizarrerie et son inconstance jusque dansla mort. Tout dans ce temple réformé respireencore le catholicisme, et les bancs de bois, quele confortable du culte actuel y a établis, ont l’air