I. Vt.SANNE.
«B
d’avoir été placés là comme provisoirement Leculte protestant, au milieu de ces vieilles et noiresbasiliques, a l’air d’un homme nouveau établi dansun antique manoir; on lui trouve je ne sais quoide neuf et d’embarrassé, et il n’a point la nobledignité du véritable seigneur (1).
J’ai visité le jardin et la maison de Gibbon. Jeme rappelais la sorte d’adieux qu’il adresse à sonlivre au moment où il vient d’en tracer les derniè-res lignes. Cette scène est plus pathétique et plustouchante qu’il n’appartient à cet historien érudit,mais diffus, sans élévation et sans gravité : « Ce« fut le jour, ou plutôt la nuit du 27 juin 1787,« entre onze heures et minuit, que dans mon jar-« din,dans ma maison d’été, j’écrivis les dernières« lignes de la dernière page. Après avoir posé ma« plume, je fis plusieurs tours sous un berceau« d’acacias, d’où la vue domine et s’étend sur la« campagne, le lac, les montagnes. L’air était«. doux, le ciel serein; le disque argenté se réflé-« chissaitdans les eaux, et toute la nature était« dans le silence. Je ne dissimulerai pas mes pre-
(1) La maison de l’historien anglais n’existe plus. Un hôteltrès-confortable a été élevé sur son emplacement, sons le nomôî 1 hôtel Gibbon s