vom'Rix.
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un peu affaibli, je croirais manquer à l'impartialité,ce premier devoir du voyageur comme de l’histo-rien, si je ne parlais aussi de l’intelligence deleurschevaux, et de l’habitude, de la connaissance sin-gulière des grandes routes qu’ils finissent par ac-quérir. Un maître voiturin de Rome, m’a-t-on ra-conté , avait traité pour conduire, de cette ville àParis, une famille anglaise nombreuse et tous sesbagages. Il n’avait alors de disponible qu’un garçonnouveau, et qui n’avait jamais fait la route. Maisla jument Julie était là. Le maître recommanda àson cocher de suivre, pour les lieux de station etles heures de départ, l’itinéraire de Julie, qu’elleindiquait par certains gestes, certains trémousse-ments et l’agitation de ses sonnettes ; le cocher eutle bon esprit de s’y conformer; il n’imita point cesmuletiers du duc de Vendôme qui avaient, disait-il, toujours tort dans leurs contestations avec leursmules. Le voyage fut très-heureux, et Julie, atteléela cinquième en arbalète, conduisit tous ces hu-mains de Rome à Paris.