VOJTI'RIX.
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rigoureux de certaines hôtelleries de voiturins, ilest encore préférable a ces habitudes de parasitejusque sur les grands chemins. Il est d’ailleursquelques embarras, tels que les foires, les l'êtes devilles ou de villages, le passage de rivières ou detorrents, dans lesquels l’expérience du voiturin de-vient fort utile. Cette espèce de mentor en blouseet en casquette est presque toujours un très-bravehomme, et je puis dire que le mien, Mariano Ma-rini, était excellent. C’est, au reste, une jolie vieque celle du voiturin ; reçu, accueilli avec joie parses hôtes, considéré sur toute la route à cause dela dépense qu’il fait et de l’espèce de train qu’ilmène, ce voyageur perpétuel est véritablementcitoyen de l’univers. Traversant toutes les grandescapitales, il conserve son jargon, ses manières etson caractère primitifs. Spectateur accoutumé desmerveilles de l’art ou des beautés de la nature,son indifférence presque stoïque, contraste avecl’étonnementet l’enthousiasme des voyageurs qu’ilconduit; malgré sa lenteur, il ne voyage que pourarriver; son esprit est très-positif, et ses petites sta-tions marquées, écrites d’avance, sont irrévocablescomme les arrêts du destin.
Dût le mérite de mes chers voiturins en paraître