De l’époque ilu voyage d’Italie.
Quoique l’hiver soit la saison convenue desvoyages d’Italie, je n’inviterai point à suivre cetusage, à moins qu’on ne s’y rende par ordonnancedu médecin. L’hiver ne va point à cette belle con-trée , son aspect alors n’est guère différent de celuide nos provinces : c’est, à peu près, la même hu-midité et le même froid ; les fleuves sont débordés,des pluies immenses et continues obscurcissent leciel et inondent les champs ; les arbres peu élevésparaissent encore plus chétifs dépouillés de ver-dure, et la vigne, qui s’y entrelaçait avec grâce,