PREMIÈRE CAMPAGNE DE L’EST.
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de-Repos, pendant qu’un lieutenanl du 32 e régiment demarche *, ralliant quelques hommes de bonne volonté, lespostait en arrière d’un ravin et, grâce à la situation excep-tionnellement favorable des lieux, tenait le champ de ba-taille et protégeait la retraite.
La lutte avait duré sept heures.
Conclusion. — Pendant sept heures, des conscrits, appelésdepuis quelques jours, mal armés, mal équipés, à peinesoutenus par quelques pièces de faible calibre, avaient dis-puté le terrain à 7,000 soldats exercés, appuyés par de lacavalerie et 12 pièces.
Nos hommes, armés le jour même de leur départ deVierzon, ne connaissaient pas le maniement de leurs fu-sils. La plupart d’entre eux n’avaient jamais fait feu. Mais unpassage du rapport, adressé le même jour au général Cam-briels par le lieutenant-colonel Rouget, pourra donnerune idée dxacte de la situation de ces courageux conscritsle jour de l’engagement.
« Si ces pauvres jeunes gens, écrit le colonel, n’ont pas« tenu, mon général, il faut bien les excuser; car depuis« 36 heures ils n’avaient pas mangé et les quatre nuits« précédentes, ils les avaient passées blanches ou à peu« près : trois en chemin de fer et la quatrième, précédant« le combat, a été passée, jusqu’à minuit, en marche« sur la Rourgonce; le reste, à la belle étoile, malgré le« froid. ï
L’opinion de l’ennemi sur la manière dont ils ont résistén’est pas moins utile à connaître.
« C’est à peine, écrit le capitaine allemand Lôhlein 1 2 , si
1. Nom inconnu.
.Historien du corps d’armée du général von Werder.