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La guerre sur les communications allemandes en 1870 : première campagne de l'Est; campagne de Bourgogne / J.-B. Dumas
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PREMIÈRE CAMPAGNE DE L’EST. 59

manquait de munitions. La retraite fut donc ordonnée ets’effectua sur Bruyères.

La légion bretonne, restée au Mont-de-Repos, s’occu-pait de couper les routes et d’y établir des abatis. Le len-demain, cette légion put s’avancer jusque dans le villagede la Bourgonce, sans être inquiétée par l’ennemi 1 . Unecompagnie de francs-tireurs parisiens (capitaine Darbalé-trier) l’avait rejointe. Quelques dragons badois venaientescarmoucher et la légion leur faisait un prisonnier. LesAllemands, en représailles, incendiaient peu de tempsaprès deux maisons au village de la Bourgonce. B sembleinutile de chercher à caractériser cette manière d’entendrela guerre.

Rassemblement derrière la Vologne. — Le 7

octobre, les diverses troupes qui avaient pris part aucombat étaient rassemblées à Bruyères et se réorganisaient.Lesdeuxcols du Haut-Jacques et du Mont-de-Bepos étaientgardés par la légion bretonne et le corps franc des Vosges,qui protégeaient ce rassemblement.

* Position de lu Vologne. — Le même jour, le général Cam-briels, commandant supérieur de la région, arrivait àBruyères. B prenait la résolution de défendre pied à piedle massif compris entre Bruyères, Remiremont et Gérard-mer et qu’il est nécessaire de longer pour se rendre, soit

1. Il faut reconnaître qu'on ne pousse pas régulièrement devant soi desbandes de paysans insurgés comme on peut le faire de détachements de vraissoldats. Obligés de céder, ceux-ci cherchent toujours à se réunir, tandis queceux-là se dispersent dans toutes les directions. II en résulte, pour peu que lacontrée soit montagneuse ou boisée ou simplement coupée, que ta marche dessubdivisions de l'attaque est sans cesse menacée de dégénérer en combats, lesmêmes paysans, déjà dispersés par les têtes de colonne, pouvant à chaqueinstant reparaître sur tes derrières. (Clausewitz.)