PREMIÈRE CAMPAGNE DE L’EST. 65
effectif sensiblement égal à celui d'une « division » alle-mande.
Il semble inutile d’insister sur ce point qu’il ne s’y trou-vait aucune troupe organisée d’une manière régulière etque, malgré le petit nombre d’hommes ainsi réunis, tousles modèles d’armes à feu en usage depuis 20 ans y étaientreprésentés *.
En ce qui concernait les munitions, le général Crouzatannonçait, dès le 7, au général Cambriels que le ministrelui expédiait 400,000 cartouches de Tours. Lui-même entenait 200,000 à la disposition du commandant supérieur.Enfin 2 wagons de munitions arrivaient le même jour àÉpinal 1 2 .
Progrès des Allemands. — Belle défense de Bamber-villers. — Cependant les Allemands continuaient à en-voyer de nouvelles troupes sur ce théâtre d’opérations ; leXIV e corps (36,800 hommes) commençait à franchir lesVosges 3 et, le 9, la division badoise cantonnait à Saint-Dié et à Étival. Le même jour, les troupes prussiennes(4 e brigade) atteignaient Raon-l’Étape et jetaient un dé-tachement (une compagnie d’infanterie et un pelotonde cavalerie) sur Rambervillers ; mais les gardes nationauxet les pompiers de la ville, au nombre de 500 environ(commandant Petit-Jean et lieutenant Brunier), la défen-daient courageusement et repoussaient l’ennemi qui, se
1. Voir l’appendice.
2. Dépêche (in sous-intendant militaire d’Epinal en date du 7, adressée à2 heures au général Cambriels à Bruyères et lui demandant s’il fallait envoyerces munitions à Bruyères.
3. Le XIV e corps formait 4 brigades, pourvues chacune de cavalerie et d'ar-tillerie, afin de leur assurer l’indépendance tactique la plus entière dans lazone difficile où elles étaient appelées it opérer.
GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS.
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