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La guerre sur les communications allemandes en 1870 : première campagne de l'Est; campagne de Bourgogne / J.-B. Dumas
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66 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.

renforçant d’un bataillon, reprenait la lutte. La défensese montrait extrêmement énergique; chaque maison,chaque barricade, le cimetière, la tuilerie, le pont desLaboureurs, étaient défendus avec ténacité.

L’ennemi était forcé de s’arrêter et, suspendant le com-bat, réclamait de nouveaux renforts 1 .

Pendant la nuit, trop faibles pour espérer soutenir lalutte, nous abandonnions Piambervillers ; l’ennemi entraitdans la ville au moment où Épinal lui envoyait le secoursde 200 francs-tireurs des Alpes. Il avait perdu une tren-taine d’hommes environ.

Les Allemands, pour châtier cette valeureuse petite citéde son patriotisme, la livraient au pillage et fusillaient26 habitants inoffensifs.

Le 11 octobre, le général de Werder y établissait sonquartier général et le XIV e corps reprenait sa marche versle sud-ouest sur un large front, entre la vallée de Sainte-Ilélène, où la 4 e brigade prussienne jetait une avant-garde,et la Meurthe. La division badoise dirigeait sa 2 e brigadesur Anould et Corcieux, la 3 e sur la Houssière, et la 1 redans la vallée des Rouges-Eaux. Celle-ci se trouvait auxprises avec nos postes avancés au moulin de la Hazelle, àl’ouest de Maillefang.

Engagements du moulin de la Hazelle, du bois de Frézi-mont, de Neuf-Moulin, etc. (H octobre). — Le corps francdes Vosges, sous le commandant Bourras, occupait ce pointainsi que le bois de Frézimont, Neuf-Moulin et le boisd’Obtinrupt, en avant de Brouvelieures.

1. « Dans l'intérieur de la ville, les défenseurs opposent une résistance si« tenace que les Prussiens ne progressent que fort lentement. »

(Grand État-major, vol. III, p. 309.)