68 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.
gnaient Ban-sur-Meurthe, découvrant ainsi le col du Pla-fond et les routes de Bruyères et de Gérardmer.
Le bataillon du Doubs (commandant d’Ollone), envoyéde cette dernière ville pour les soutenir, ne dépassait pasGerbépal et rentrait à Gérardmer, sans occuper non plusle col du Plafond.
Examen de la situation du général Cambriels.
— Les succès du XIV e corps, dans son offensive, rendaientnotre situation difficile et périlleuse. Le général Cambrielsn’ignorait pas non plus le mouvement de la 4 e division deréserve (16,000 hommes et 36 pièces) dans la Haute-Al-sace, entre Mulhouse et Belfort. Ces troupes pouvaientfacilement percer le faible rideau que nous leur opposionsaux cols de Bussang et de la Schlucht. Elles menaçaientdonc sérieusement nos communications.
En outre la pluie, qui n’avait cessé de tomber, avaitmouillé la plus grande partie des cartouches de nos hommes,mal équipés pour faire campagne. Les approvisionnementsfaisaient défaut. Les commandants des brigades de droiteet de gauche rendaient compte au général Cambriels decette situation et ne lui cachaient pas leurs inquiétudes.Le colonel Perrin, malgré toute son énergie et sa ténacité,ne croyait plus la résistance possible dans ces conditions.Le 11, à8heures du soir,décrivait au général Cambriels:« Je m’attends à être attaqué demain matin. Toutes mes<r cartouches sont mouillées ; mes mobiles ne tiendront« pas. » Les sentiments dn colonel Rouget étaient lesmêmes. Le commandant supérieur tint alors conseil avecle général Thornton, qui venait d’arriver à Remiremont,et avec le commandant du génie Varaigne, son chefd’état-major.