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La guerre sur les communications allemandes en 1870 : première campagne de l'Est; campagne de Bourgogne / J.-B. Dumas
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PREMIÈRE CAMPAGNE DE L’EST.

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V. — Opérations autour de Besançon.

Le général Cambriels s’occupait, aussitôt après sonarrivée sous les murs de Besançon, de déterminer lesconditions de résistance de la ville et de ses environs. Lecommandement de cette place et celui de la 7° divisionmilitaire étaient aux mains du général de Prémonville, quesecondait, d’une façon remarquable, son chef d’état-major,le colonel de Bigot. Une étude approfondie du pays, d’oùil était d’ailleurs originaire, avait appris à ce dernier àconnaître les moindres ressources de cette région. Elleétait admirablement disposée pour y établir un camp deformation et occuper, sur le flanc de l’ennemi, une positionmenaçante et très forte.

i n Ligne. Chailluz. — En avant de Besançon, l’Ognonconstitue en effet le fossé d’une première ligne de dé-fense, déterminée par la crête boisée des hauteurs deChailluz, de Châtillon-le-Duc, d’Auxon ; au nord-ouest dela place, la trouée d’École forme une dépression assezlarge, où viennent converger en faisceaux les routes quifranchissent l’Ognon à Pin, à Cussey et à Voray.

De grands bois et des forêts recouvrent ce sol mouve-menté, qui domine l’Ognon de 350 mètres. En arrière, etenclavé dans le Doubs, qui l’enserre de toutes parts, Be-sançon élève ses remparts, laissant toutefois sur sa rivedroite, comme une tête de pont, le faubourg du Battant.

A faible distance de la ville se dressent d’anciens ou-vrages détachés qui, dominés eux-mêmes, ne sauraient laprotéger contre les effets puissants de l’artillerie mo-derne.

Depuis deux jours, l’armement réglementaire garnissait