94 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.
en avant des reconnaissances (3,400 hommes environ) etvenaient se heurter au poste que nous occupions à Châ-tilIon-Ie-Duc. Ils tentaient alors de tourner, par les deuxailes, les troupes qui occupaient cette position et étaienttrès en l’air. Leur attaque sur ce point n’était pas sérieuse;aussi le colonel Perrin n’y laissait-il qu’une compagnie dezouaves, deux compagnies du 78 e et la légion bretonne. Ildirigeait le reste de ses troupes, à travers bois, vers Pa-lente, où il recevait l’ordre de passer sous le commande- ^ment du général Crouzat, qui dirigeait la défense danscette zone.
Le général Crouzat se portait lui-même en avant pourreconnaître l’importance réelle du mouvement tenté parl’ennemi. Il ne trouvait celui-ci nulle part en force et, aprèsavoir échangé avec lui quelques coups de fusil et de canon !dans les environs de Valentin et d’Ecole, il reprenait ses jpremières positions. !
Les Allemands, en effet, renonçaient à leur premier jprojet.
Résultats des journées des 22 et 23 octobre. — Les ren-seignements que le commandant du XIV e corps s’étaitprocurés sur la situation de Besançon, lui avaient faitespérer qu’un hardi coup de main l’en rendrait maître.La place, en effet, n’était pas encore en état de défense.Cette résolution, exécutée avec énergie par tout le XIVcorps, pouvait, sans doute, être couronnée de succès ; maison doit reconnaître que l’offensive des Allemands fut molle,qu’elle ne fut pas soutenue en temps opportun, qu’enfm,au dernier moment, cette entreprise séduisante se trouvadépasser la hauteur de leur courage prudent et sage. Usne s’engagèrent donc pas plus avant. Ne suffisait-il pa s ien effet, pour le moment, de négliger la place? L’armée