98 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.
gager ainsi sous les ordres d’un général étranger. L’en-thousiasme politique qu’avait soulevé, à Marseille, sonarrivée en France ne trouvait que peu d’écho parmi leshommes valides qui, payant de leur personne, deman-daient à servir; la plupart réclamaient un commandementfrançais. Le Gouvernement n’ignorait pas la gravité decette situation au point de vue militaire et une dépêchedu délégué à la guerre montre qu’au milieu de décembre,elle devenait critique: « Quant à Garibaldi, écrit M. deFreycinet au ministre de la guerre, j’éprouve une difficulté« toutp spéciale à le renforcer; la plupart des mobilisés« auxquels je m’adresse, refusent absolument d’aller au-« près du général. »
Le commandant de l’armée des Vosges avait toutefoisdéterminé les cadres de 4 brigades. Deux de celles-ciavaient déjà commencé leur organisation sous Bossak-Haucke 1 2 et Ménotti Garibaldi.
L’armée dès Vosges était composée comme il suit:
Commandant en chef
de la zone des Vosges,de Strasbourg à Paris (sic).
Chef d’état-major . Colonel Bordone.
Ingénieur en chef .Lieutenant-colonel Gauckler.
HOMMES.
Compagnie génoise. iOO
1 1 er bataillon des Alpes-Maritimes . JFrancs-tireurs Égalité de Marseille. ( ^ -qq
Volontaires du Rhône.i
Éclaireurs du Rhône.]
brigade . . . (pour mémoire.)
1. L’âme agissante de cette armée était le colonel Bordone. Garibaldi usé,malade, affaibli, on était le drapeau. Il avait le même âge que Turenne lors desa célèbre campagne contre le duc de Lorraine (63 ans).
2. D’une réelle valeur militaire.
Général GARIBALDI.