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La guerre sur les communications allemandes en 1870 : première campagne de l'Est; campagne de Bourgogne / J.-B. Dumas
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PREMIÈRE CAMPAGNE DE L’EST.

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Le plan conçu par le général Garibaldi, l’opinion qu’ilavait formée de ses troupes (levées plus récemment encorecependant), de ce qu’il pouvait leur demander enfin, dif-féraient entièrement. Il estimait qu’il fallait retenir leplus longtemps possible l’ennemi entre l’Ognon _et laSaône et retamer, en la harcelant, sa marche sur Dijon,afin de permettre au général Gambriels de protéger cecentre important. Le général Garibaldi se concertait enconséquence avec l’armée de la Côte-d’Or et celle-cidevait tenir Pontailler, pendant qu’il porterait ses

Tours, j’ai le regret de vous informer que le Ministre vous relèvera de votrecommandement. »

21 o.tobre. — Le général Cambriels au Ministre de la guerre à Tours.(Copie de la dépêche adressée à M. Lavalle, président du comité de la Côte-d'Or à Dijon) [Voir plus haut, page 1011.

« voilà ce que j’écris à la Côte-d’Or. J’espérais que le général Sencier pourraitprendre le commandement des troupes. Le Comité pense que non. Il faudraitdonc d’urgence un colonel énergique pour y commander la troupe comme gé-néral de brigade.

« Vous me demandez en outre ce que je compte faire pour couvrir Dijon.Vous me brisez le cœur, Monsieur le Ministre, mais mon devoir est d’y répondre.J’ai trouvé, en arrivant, des bataillons do mobiles mal armés, sans munitionsde réserve, sans campement, sans organisation, sans chefs, sans instruction,sans discipline. C’était le chaos.

« Entreprendre avec ces bandes une opération sérieuse, considérable, c’ests’exposer à un vrai désastre.

« Si vous comptez sur cette armée de l’Est qui en ce moment est à l’état nais-sant, laissez-la s’organiser, s’habiller, se chausser, se discipliner surtout, etalors, quand le moment sera venu, et j’use toute mon énergie à faire vite, jeme mettrai en mouvement et tomberai sur la ligne d’opérations de l’ennemi.Pendant que je m’organise, je lance une colonne mobile sous les ordres dePerrin. »

22 octobre. — Du général Cambriels au Ministre.

« Envoyez-vous, comme je vous l’ai demandé, quelqu'un d’énergiqueà Dijon ?J’ai laissé la direction des opérations au président du Comité. Il accepte latâche parce que c’est un bon patriote, mais il la trouve dure, faites doncvenir d’urgence quelqu’un pour commander ce groupe de troupes très im-portant. »