d04 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.
troupes en avant. En même temps, le commandant del’armée des Vosges communiquait au général Cambrielsle plan qu’il avait formé et il lui demandait sa coopé-ration.
Mais le commandant supérieur, jugeant sainementl’état réel des choses, ne se départait pas des sagesintentions qu’il avait révélées au Gouvernement. Lescombats livrés sous Châtillon-le-Duc avaient fatiguéses jeunes troupes et, s’ils les avaient aguerries, ilsavaient aussi retardé leur organisation; il refusait doncd’effectuer aucun mouvement offensif qui l’aurait éloignéde Besançon.
D’ailleurs, des renseignements dont il n’avait pas étépossible de vérifier l’exactitude, lui faisaient craindre,précisément en ce moment, qu’une attaque ne se pro-duisît sur son extrême gauche, ou, tout au moins, que lesAllemands ne tentassent une pointe entre Besançon etDole.
Le commandant supérieur s’empressait donc de fairepart de ces appréhensions au général Garibaldi; il l’in-formait du combat heureux que ses troupes avaient sou-tenu; enfin, profitant de ce que le commandant del’armée des Vosges estimait déjà ses hommes en étatde tenir la campagne, il lui demandait de couvrir sonflanc gauche en amenant, au moyen de trains réquisi-tionnés, « quelques bataillons » sur le flanc droit del’ennemi.
En ce moment, les détachements envoyés par le géné-ral Garibaldi dans la direction de Gray se repliaient enarrière. Comprenant, dès leurs premiers mouvements,qu’en l’état de leur organisation à peine ébauchée, ils ten-taient une résistance inutile et, d’ailleurs, avertis par