108 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.
L’ennemi dirigeait 2 compagnies d’infanterie badoiseet4 pièces lourdes sur les villages d’Autrey et d’Auvet; lebataillon de la Loire les attaquait aussitôt, mais les ren-forts qui leur arrivaient, nous refoulaient sur la lisière dubois de Pouilly. Nous y soutenions la lutte pendant deuxheures et nous nous retirions en assez bon ordre versGusey et Aubigny *.
Pendant ce temps, 3 compagnies du bataillon de la Loire,détachées sur Saint-Seine, étaient également aux prisesavec l’ennemi et, après une résistance honorable, gagnaientPouilly, puis Bèze, par la forêt de Velours. Le même jour,un bataillon d’infanterie badoise entrait dans Essertenne,au moment où les avant-postes du groupe de Pontaiiler,constitués par les gardes mobiles de l’Isère et les mobi-* lisés de la Côte-d’Or, évacuaient ce premier village et serepliaient vers Talmay.
L’ennemi ne tardait pas à aborder ce point; la disposi-tion du terrain en rendait la défense difficile ; toutefois,nous y luttions jusqu’à midi, puis nous prenions positionsur les hauteurs de Maxilly-sur-Saône et le long de la voieferrée. Mais le bataillon des mobilisés de la Côte-d’Orn’avait pas effectué sa retraite dans cette direction; il avaitvoulu, au contraire, gagner Jancigny en restant sur la rivegauche de la Vingeanne. En contact avec l’ennemi, il né-gligeait complètement de se couvrir de son côté; celui-cine tardait pas à l’attaquer, à l’improviste, dans sa marche,et il lui faisait 430 prisonniers.
En ce moment, leD r Lavalle arrivait et faisait reprendrel’offensive; toutefois les gardes mobiles de l’Yonne et lesmobilisés de la Côte-d’Or étaient seuls à se reporter en
1. En amont sur la Vingeanne.