PREMIÈRE CAMPAGNE DE L’EST.
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avant. Ils entraient dans Talmay et en chassaient le déta-chement de 300 ou 400 hommes que les Allemands yavaient laissé.
A 4 heures, le feu avait cessé ; les Allemands occu-paient fortement Essertenne et resserraient les cantonne-ments de leurs forces autour de Gray en prévision d’uneattaque de notre part.
Le même jour, un chef militaire venait enfin prendre lecommandement des troupes et la direction des opérationsà Dijon.
Commandement du colonel Fauconnet à l’armée de laCôte-d’Or (27 octobre). — Arrivé le 27, à 4 heures dumatin, dans cette ville, le colonel de gendarmerie Fau-connet réunissait aussitôt le comité de défense et acceptaitrésolument la situation qui lui était faite. Le pays doit unsouvenir reconnaissant à cet homme de cœur, car jamaisdévouement ne pouvait être plus complet; jamais patrio-tisme ne fut plus simple et plus désintéressé. L’ennemi àdeux jours de marche, la désorganisation dans les troupeset dans le commandement, un armement insuffisant, pasd’artillerie, la discorde au sein du conseil, l’élément civilenfin imposant ses avis, souvent même ses ordres, dansles questions militaires ; telles étaient les graves circons-tances où se trouvait la Côte-d’Or.
Le D r Lavalle, à la tête des troupes réunies à Pontail-ler, demandait qu’on lui conservât son commandement« au point de vue moral » et Fauconnet, sans hésitation,soutenu par cette haute idée de tout sacrifier pour servirson pays, appuyait cette demande auprès du commandantsupérieur : « Il servirait sous Lavalle afin de diriger les« opérations. » Il apporterait le concours de son expé-rience à un patriote de bonne volonté, dont le nom sem-