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La guerre sur les communications allemandes en 1870 : première campagne de l'Est; campagne de Bourgogne / J.-B. Dumas
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110 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.

blait un drapeau à ces populations ignorantes des chosesde la guerre.

Cependant, l’ordre venait d’être donné aux troupes dela Côte-d’Or de se replier sur Auxonne 1 et sur Dijon. Maisavant d’évacuer Pontailler, le D r Lavalle commettait lafaute de faire sauter le pont de cette ville sur la Saône. Lecolonel Fauconnet, aussitôt après avoir pris connaissance,à Dijon, de la situation des forces mises sous son comman-dement, s’empressait d’accourir à Auxonne pour y prendrela direction effective des opérations militaires. Il y confé-rait avec le D r Lavalle et celui-ci regagnait son poste à laprésidence du comité de défense.

Le colonel se rendait immédiatement aux points impor-tants de la Marche et de Pontailler, abandonnés si légè-rement la veille et que les ordres du général Cambriels,commandant supérieur de la région, lui recommandaientd’occuper de nouveau. Mais l’abandon de la ligne de laVingeanne et la retraite des troupes de Bèze sur Dijonavaient déjà permis à l’ennemi d’atteindre Mirebeau avecsa brigade de 1" ligne, tout en poussant beaucoup plusloin ses pointes de cavalerie. Les autres brigades du XIV'corps s’échelonnaient encore le long de la Vingeanne et àGray.

L’ennemi menaçait Dijon; il était même à ses portes.Le colonel pensa que, dans ces circonstances, c’était danscette ville qu’il devait effectuer le rassemblement de ses

1. 29 octobre. — Dijon et Anxonne à Guerre et à général Garibaldi.

« Lés bataillons de gardes mobiles du Var, de l’Isère, du Tarn-et-Garonne, de

l’Yonne...

(document déchiré, des noms manquent) se sont rejetés, le 28, sur Auxonne,venant de Pontailler, mouillés depuis plusieurs jours, sans souliers, sans cam-pement, sans vivres, démoralisés. Ils dévorent tout dans la place. On les dirigesur Dôle et derrière la Loue. »