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La guerre sur les communications allemandes en 1870 : première campagne de l'Est; campagne de Bourgogne / J.-B. Dumas
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112 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.

forces qui marchaient sur Dijon. Le général de Wërderrecevait mission de couvrir l’Alsace, de flanquer la gauchedu mouvement de la 2 e armée et d’investir Schlestadt, Neuf-Brisach et Belfort; les l ro et 4 e divisions de réserve pas-saient, dans ce but, sous son commandement. 11 avait, enconséquence, Y ordre de prendre position autour de Vesoul.Il se disposait déjà à diriger ses forces sur ce point, quandun rapport, reçu dans l'après-midi du 29, venait lui annon-cer que nous avions évacué Dijon. Il ne pouvait évidemment,dans ces circonstances, laisser échapper l’occasion, quis’offrait ainsi d’elle-même, d’occuper, sans combat et sanspertes, un centre de ravitaillement précieux. Deux brigadesbadoises recevaient donc l’ordre de prendre possession dela ville le 30. La prise de Dijon allait résulter de ces dis-positions, mais il est permis de penser que, sans l’évacuationcomplète de la ville, l’ennemi eût persisté dans sa croyanceque toute l’armée de la Côte-d’Or s’y trouvait réunie.Il n’aurait sans doute pas voulu, en venant l’attaquer, s’a-venturer dans une entreprise, dont le succès était douteux.La marche sur Yesoul ne lui permettait pas, en effet, d’en-gager ainsi une action sérieuse sur ses derrières. En fai-sant marcher 2 brigades sur Dijon, il venait donc simple-ment prendre possession d’une grande ville qu’il croyaitabandonnée par nous. Il n’aurait pas agi de la sorte sinous avions laissé dans la ville un détachement suffisantpour lui donner- à penser que nous l’occupions encoreeffectivement. Eût-il même dans ce cas prononcé sonattaque, il ne l’aurait pas poussée plus à fond qu’il nel’avait osé le 22 ou le 23, sous Besançon.

L’analogie des situations suffit à montrer, d’une part,ce que peuvent faire des levées encore bien nouvelles, en-cadrées même légèrement, mais dirigées par l’élément