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La guerre sur les communications allemandes en 1870 : première campagne de l'Est; campagne de Bourgogne / J.-B. Dumas
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PREMIÈRE CAMPAGNE DE I/EST.

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militaire; d’autre part, les désastres auxquels ou exposeces contingents en les confiant à la direction d’hommes àqui les connaissances et l’expérience militaires font entiè-rement défaut.

Progrès dans l’organisation de l’armée de l’Estet projets d’offensive. — Pendant que les événementsqui allaient nous faire perdre Dijon, se préparaient ainsi,la situation continuait à s’améliorer sous les murs deBesançon et aux environs mêmes de cette ville. L’organi-sation des troupes du camp retranché était poussée acti-vement; le résultat heureux des journées de Châtillon-le-Buc, la pensée que, sous peu, l’ennemi pouvait reveniren force, le désir de faire plus encore si l’occasion d’unnouvel engagement s’offrait une troisième fois, tout con-courait à accroître l’ardeur des chefs et des soldats, del’élément militaire et de l’élément civil.

Dès le 25, le commandant supérieur pensait même àprendre prochainement l’offensive; il prenait ses disposi-tions en conséquence. Il communiquait ses intentionsaux commandants des places de Langres et de Belfort, afinde combiner, avec eux, le plan de plusieurs sorties, desti-nées à faire des diversions sur les flancs et sur les derrièresde l’ennemi *.

La situation de ces places ne leur permettait pas, tou-tefois, de concourir aux opérations projetées.

1. 25 octobre. — Général Cambriels à colonel commandant à Belfort et àgénéral commandant à Langres :

« Tenez-vous prêts à faire d’ici trois ou quatre jours une sortie qui s’avan-cerait à 2 ou 3 journées de marche. Dites-moi le nombre de troupes qui pour-raient prendre part à cette opération, »

Le 27 octobre, le général Cambriels demande à Lons-le-Saulnier, Langres,Dijon, Belfort et au lieutenant-colonel Bousquet, à Pontailler, une situationnumérique de leurs troupés indiquant leurs emplacements et leur armement.

GUERRE 8UR LES COMMUNICATIONS.