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La guerre sur les communications allemandes en 1870 : première campagne de l'Est; campagne de Bourgogne / J.-B. Dumas
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424 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.

et étendait sa gauche jusqu’au faubourg Saint-Pierre.Vers midi, le bataillon des gardes mobiles de la Lozèrevenait se joindre aux fractions engagées des 90 e et71 e de ligne et, peu après, la garde nationale de-Dijon,rassemblée et réarmée à la hâte, entrait en ligne dansun grand désordre. Grâce à sa forte supériorité numé-rique, grâce à son artillerie puissante, l’ennemi conti-nuait à gagner du terrain. 11 s’emparait des premièresmaisons des faubourgs et lançait un détachement vers laroute de Langres, avec mission de tourner Dijon par lenord.

En ce moment, le 1" bataillon de l’Yonne venait de dé-barquer. Il avait d’abord pris position sur la promenadeplantée de grands arbres du faubourg Saint-Nicolas etavait aussitôt tiraillé avec l’ennemi, établi à 400ou 500mè-tres de là. Mais le mouvement, qui menaçait notre gauche,rendait sa présence plus utile dans cette direction ; il yétait aussitôt porté.

Le bataillon de la Lozère s’y rendait également et pre-nait position vers Talant, aux abords du cimetière, sur leshauteurs qui dominent le terrain du combat.

Vers 3 heures, l’ennemi mettait en action 3 nouvellesbatteries, auprès de Saint-Apollinaire et au sud du parede Montrnusard.Protégées par ce feu et flanquées adroiteet à gauche par leur cavalerie, les brigades badoises pé-nétraient dans le faubourg nord ; elles gagnaient du terraindans le faubourg est et repoussaient dans la ville nos der-niers combattants.

Le colonel Fauconnet tentait un retour offensif surla route de Gray, son cheval était tué sous lui; atteintlui-même de trois blessures graves, il était porté al’ambulance. Il faisait aussitôt prévenir les autorités