126 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.
seurs de la ville, ils lançaient un bataillon vers le sud; jsous sa protection, les pionniers coupaient le pont duchemin de fer sur le canal, dans la direction de Lyon ; ils i
enlevaient aussi des rails sur la voie ferrée qui se dirige 1 2 3
vers Besançon et ils détruisaient les fils du télégraphe.
Le commandant Regad renouvelait alors au conseilmunicipal et au préfet la précédente déclaration du colo-nel Fauconnet. Les autorités civiles faisaient aussitôtarborer le drapeau parlementaire, non sans rencontrerune grande opposition, et envoyaient aux troupes l’ordreécrit de cesser le feu. Les munitions commençaient d’ail- |leurs à faire défaut et force était de mettre fin au combat.
Nos détachements se repliaient donc sur Beaune, sansêtre aucunement inquiétés, pendant que les Allemands, deleur côté, se retiraient et s’établissaient à Saint-Apollinaire,Yarois, Quétigny et Couternon. Peu après six heures, lefeu de leur artillerie s’éteignait. Leurs pertes s’élevaient à260 hommes tués ou blessés ; les nôtres pouvaient attein-dre environ 350 hommes.
Conclusion. — Depuis 8 heures du matin, quelquesfaibles détachements, dont l’effectif, se renforçant peu àpeu mais lentement, n’avait pas dépassé, à la fin de lajournée, 3,600 hommes, luttaient contre plus de 12,000 sol-dats exercés, soutenus par 36 pièces '.
Ces 12,000 soldats, dirigés par le général de Beyer,avaient fait preuve dans cette longue journée d’une grande
1. l r0 brigade. 6,000 hommes.
3“ — (moins 1 bataillon) . . 4,000 —
2 régiments de dragons. 1,200 —
3 batteries lourdes. 450 —
3 — légères. 450 —
12,000 hommes et 36 pièces.